Les Nouveautés – Semaine du 11 au 17 février

Les Nouveautés – Semaine du 11 au 17 février

Cette semaine, les rôlistes ne sont pas en reste.. Mais il y en a quand même pour tout le monde !

– pour les rôlistes:
• Chroniques Oubliées Contemporain: La Boite d’Initiation Cthluhu
• CO Contemporain: Le Livre de Base
• CO Contemporain: L’Écran
• L’Héritage de Greenberg, une campagne pour CO Contemporain
• Maudit, Le Martyr de Copper Creek, une autre campagne pour CO Contemporain
• Un Recueil de Scénarios pour CO Contemporain

– pour jouer avec les enfants:
• Mr Wolf chez Blue Orange

– pour jouer en famille:
• Cat Lady chez Edge
• Songbirds chez Pixie Games
• Vraiment Très Futé chez Schmidt

– pour joueur averti:
• La Vallée des Marchands chez Gragelonne
• Lieutenant Jackson et Gonzalo Herrera, deux extensions (n°3 et n°4) pour Négociateur Prise d’Otage chez Don’t Panic Games
• Rick and Morty Total Rickall (VF) chez Don’t Panic Games
• Retour de Solenia chez Pearl Games
• Détective de retour chez Iello

– pour jouer entre amis:
• Agents Infiltrés, une extension pour CS Files chez Iello
• CS Files de retour chez Iello
• La Tombe de l’Archéologue, Mort un 4 Juillet et Dernier Appel, 3 jeux Sherlock chez Geek Attitude Games

– pour jouer à 2:
• Fugitive chez 2 Tomatoes Games

– pour jouer aux cartes:
• Les Enfants de l’Empire, une extension pour Légende des 5 Anneaux LCG chez Fantasy Flight Games
• Kit de Guildes Allégeance de Ravnica, 5 extensions pour Magic the Gathering chez Wizards of the Coast

– pour le Jeu de Figurines du Trône de Fer chez Edge:
• Les Boucliers Liges Tully
• Les Gardes Lannister
• Les Coupe-Jarrets Bolton
• Les Héros Neutres

Sur ce, il est temps de préparer les valises pour Cannes !
A la semaine prochaine !

 

Les Nouveautés – Semaine du 4 au 10 février

Les Nouveautés – Semaine du 4 au 10 février

En retard pour l’annonce des nouveautés comme régulièrement; mais c’est à cause tous ces ouvrages arrivés ces jours-ci.. Il faut bien tout lire (ou presque) ! Dons sans plus attendre, voici la liste !

– pour se tenir informé:
• Ravage Jeux de Plateau HS#6
• Casus Belli #28 chez BBE

– pour jouer en famille:
• Mountains chez Haba
• The Island de retour chez Asmodée
• Zombie Kidz Evolution de retour chez Le Scorpion Masqué

– pour joueurs avertis:
• Effroyables excursions, une extension pour Les Demeures de l’Épouvante 2ème édition chez Fantasy Flight Games France
• Héros de Terrinoth chez Fantasy Flight Games France
• Contract chez Yoka by Tsume

– pour joueurs expert:
• Gloomhaven (en VO) chez Cephalofair Games

– pour les rôlistes:
• Cthulhu Hack chez les XII Singes
• L’Affaire Deluze, une campagne pour Cthluhu Hack chez les XII Singes
• Le Dossier de Personnage pour Cthulhu Hack chez Les XII Singes
• Caza et l’Art du Mythe, un Artbook chez les XII Singes
• Accessoires pour Combat Naval, un supplément pour Pavillon Noir 2 chez Black Book Editions
• Créatures & Opposition de poche, un supplément pour Héros & Dragons chez BBE
• Collection de Pions du Livre de Règles, un accessoire pour StarFinder chez BBE
• Les Colons, une aventure pour Mindjammer chez Deadcrows
• Dédale, un ‘Setting’ pour Monster of the Week chez Studio Deacrows
• Le Bal au Pont, un livre-jeu dans l’univers de Rêve de Dragon chez Scriptarium
• Le Dîner de Conque, un livre-jeu dans l’univers de Rêve de Dragon chez Scriptarium

– pour les joueurs de cartes:
• Le Fantôme de Framsbourg, 4ème paquet du cycle Ered Mithrin pour Le Seigneur des Anneaux JCE chez Fantasy Flight Games France

Et on va essayer de poster les annonces plus tôt maintenant, hein (Aïe!, pas frapper !) !
A bientôt !

 

Découverte : Cthulhu, l’Avènement

Découverte : Cthulhu, l’Avènement

Allez, c’est parti pour la découverte d’un nouveau jeu dans l’univers de Lovecraft. On en a tellement vu ces dernières années, il fallait bien en choisir un et voici donc l’heureux élu.

Cthulhu : l’Avènement est un jeu pour 2 joueurs uniquement. Il est conseillé à partir de 14 ans et propose des parties d’environ 30 minutes. Le jeu possède des mécaniques très simples, et si l’âge recommandé est élevé, c’est avant tout à cause du thème.

Quel est le but du jeu ? Vous êtes à la tête d’un groupe de cultistes assoiffés de pouvoir et vous allez donc tenter de prendre le contrôle des différentes villes du jeu en y envoyant vos sbires. Malheureusement pour vous, un autre gourou a eu la même idée et vous vous retrouvez donc en compétition l’un avec l’autre. Il y a quatre villes en proie à la discorde. Lors de la mise en place, les joueurs constituent la pioche de cartes en mélangeant les cultistes, quelques investigateurs et trois Grands Anciens choisis aléatoirement. Ces derniers sont glissés à intervalles réguliers dans le paquet de pioche.

Nous avons donc commencé à jouer en envoyant nos cultistes dans quelques charmantes bourgades ensoleillées (Innsmouth, Arkham…) pour y répandre la bonne parole et s’adonner à des rituels lugubres. Chaque cultiste a un certain nombre de points. Si la somme des points de cultistes envoyés sur une ville est supérieure à la somme de ceux qui appartiennent à l’autre joueur, la ville est acquise. Jusqu’à nouvel ordre en tout cas.

A mon tour, j’ai trois possibilités :

  • Je pioche une carte et j’en joue une.
  • Je pioche deux cartes.
  • Je pose deux cartes.

Et voilà. Les cartes Cultistes peuvent être posées sur une ville où dans la Vallée. Cette dernière est une défausse qui permet d’envoyer un Chasseur de Ténèbres sur une cité et détruire le cultiste le plus puissant qui s’y trouve.

L’intérêt principal du jeu est la possibilité de faire des combinaisons de cultistes (couleur, brelan, suite, etc.) qui permettent de débloquer des actions spéciales, comme piocher des reliques ou des créatures. Ces cartes peuvent être jouées gratuitement et vous donner de nombreux avantages.

Si je pioche un Investigateur, ce dernier empêche tous les joueurs de prendre le contrôle de la ville où il se trouve tant qu’il n’est pas vaincu.

Si je pioche un Grand Ancien, et bien, et bien c’est la fin des haricots. Ce dernier est placé sur une ville et la bloque immédiatement jusqu’à la fin de la partie. Il accorde un bonus au joueur qui contrôlait la ville jusqu’à présent. Celle-ci ne pourra plus changer d’allégeance.

De notre côté, le premier Grand Ancien que nous avons pioché était Azathoth (oups), qui est tellement puissant qu’il change les conditions de victoire. Comme il était tout seul à y avoir envoyé du beau monde, Rémi a ainsi gagné le contrôle de Dunwich. Vînt ensuite Cthulhu (euh), qui m’a permis de vampiriser Innsmouth et a forcé Rémi à se défausser de toutes ses cartes. Privé ainsi de ses cultistes, il aura du mal à en recruter d’autres rapidement.

Après une succession de complots et d’assassinats en tout genre, Yig a décidé de se joindre à nous et a détruit toutes les cartes. Toutes, sauf une. Nos légions se sont ainsi retrouvées décimées et nos efforts pour conquérir le monde, annihilés. C’était bien triste.

Lorsque les trois Grands Anciens ont été piochés, la partie s’arrête. Le gagnant est le joueur qui contrôle deux des trois villes où un Grand Ancien s’est réveillé. Sauf avec Azathoth, qui chamboule tout et demande un décompte de points. Et comme Yig a massacré tous nos cultistes, on était un peu penauds. La seule raison pour laquelle j’ai finalement remporté la partie, c’est parce que j’avais planqué deux clés d’argent dans mon manteau.

Comme quoi conquérir le monde c’est bien, mais ne pas perdre son trousseau de clés, c’est mieux.

 

 

Découverte – Solenia

Découverte – Solenia

Sébastien Dujardin a encore frappé. L’auteur de Deus et Troyes, le monsieur qui se cache derrière Pearl Games (Otys, Bruxelles 1893), vient de sortir une nouvelle pépite. Le jeu s’appelle Solenia et il est illustré par Vincent Dutrait. Je ne le fais pas exprès, il est partout cette année et comme à son habitude, il a su rendre le jeu magnifique.

Solenia est un jeu pour 1 à 4 joueurs qui devrait voue tenir en haleine pendant une petite heure.

Une fois que nous avons achevé de nous extasier devant les illustrations de la bête, nous avons décidé de l’ouvrir et d’en faire une partie. Dans Solenia, chaque joueur prend le contrôle d’un aéronef. Notre mission est d’une grande importance : nous devons livrer les peuples du jour et de la nuit et donc voyager d’un hémisphère à l’autre afin de répondre à leurs besoins. Celui qui parvient à prendre de vitesse ses concurrents et à collecter le plus d’étoiles d’or (la monnaie du jeu) remporte la partie.

Lors de la mise en place, une figurine d’aéronef est disposée au centre de l’espace de jeu. Celui-ci est constitué de 5 bandelettes qui indiquent l’aube, le jour, le crépuscule et la nuit. Au début de la partie, c’est l’aube : les deux premières bandelettes sont face « nuit », la bandelette centrale est face « aube » et les deux dernières sont face « jour ».

Avant d’aller plus loin, je tiens à souligner que la règle du jeu tiens sur une double page. Comme Topiary, un autre jeu que j’adore. Elle est très succincte et très élégante, la prise en main est donc immédiate. Tout le sel du jeu réside donc dans le comportement et les choix des joueurs. Comprenez par-là que même si vous comprenez la règle très vite, vous ne maîtriserez le jeu que bien plus tard.

Chaque joueur récupère 16 cartes de sa couleur. L’idée est de récupérer les ressources dont vous avez besoin pour effectuer le plus de livraisons possibles. La partie s’achève quand tout le monde a joué ses 16 cartes.

Quand c’est à mon tour, je joue l’une des trois cartes que j’ai en main. Elles ont trois valeurs : « 2 », « 1 » ou « 0 ». Je ne peux jouer ma carte que sur un emplacement vide et à condition que ce dernier soit adjacent à l’aéronef ou à une carte que j’ai déjà posée.

  1. Je joue ma carte sur une île de production : si j’ai joué un « 2 » sur une île qui produit du bois, je prends 2 bois que je stocke dans mon aéronef. Attention, je ne peux pas en stocker plus de 8 !
  2. Je joue ma carte sur une cité flottante : si j’ai joué un « 1 », je prends immédiatement 1 étoile et en plus, je dois effectuer une livraison. Je défausse alors les ressources nécessaires et j’empoche les étoiles qui correspondent à la livraison que je viens d’achever. Plus elle est difficile, plus elle donne d’étoiles.

Vous allez me dire : « oui, mais c’est tout ? ». Et bien, presque. Il y a quelques subtilités que nous n’aborderons pas ici. Par contre, on ne peut pas ne pas parler des cartes « 0 ».  Laissez-moi vous dire que ces cartes, c’est le Diable. Quand un joueur joue un « 0 », il ne récupère rien mais il fait avancer l’aéronef d’une case. Ensuite, on défausse toutes les cartes posées sur la première bandelette et on effectue leur pouvoir spécial. On retourne la bandelette et on la replace de l’autre côté, en dernière position. On a donc tout décalé d’une case. De cette manière, on simule le cycle « jour-nuit » et on a réellement l’impression que l’aéronef avance vers le crépuscule.

Et c’est là qu’on se rend compte que malgré la taille réduite de ses règles, Solenia vous réserve bien des surprises. On n’en attendait pas moins d’un jeu signé Sébastien Dujardin, d’ailleurs. On passe son temps à se demander comment optimiser sa course : faut-il faire plein de petites livraisons ou se concentrer sur les petites ? Plutôt la nuit ou le jour ? Quand est-il le plus intéressant pour moi de jouer un « 0 » ? Quel risque je prends si mon adversaire décide de jouer un « 0 » au plus mauvais moment ?

Et évidemment c’est un jeu qui pue les embrouilles. On se pique les livraisons, les emplacements de cité, les ressources… Tout ce qui peut être volé le sera. La mesquinerie est de mise et il n’est pas rare d’entendre un rire démoniaque au détour d’une action.

Les coups sont limités, il faut faire les bons choix ! Le jeu possède aussi une variante solo et une variante « experts ». Avec encore plus de fun et la possibilité de tordre les règles à son avantage, comme effectuer des livraisons pour le peuple du jour au milieu de la nuit…

C’est le jeu un peu couteau-suisse : il convient à un public familial car il est très accessible, mais il saura aussi se faire une place dans les ludothèques des joueurs avertis !

 

Découverte – Par Odin!

Découverte – Par Odin!

Je reste figé au bord du comptoir, devant les 9 dés qui ont l’air de me narguer. Le regard vide et l’esprit embrumé. Je n’ai pas la pression pourtant. Je joue seul et il n’y  a pas de sablier.  J’ai l’impression  d’avoir essayé toutes les combinaisons, mais je sais bien que non, puisque la solution m’échappe toujours. Il y a longtemps que j’ai abandonné toute dignité et que je compte sur mes doigts. Le plus dur, c’est de ne pas déplacer les dés, de ne pas les réarranger pour faciliter le travail de l’esprit. Puis soudain, l’illumination. Le traitre se déplace près du héros et l’assassine, le +4 devient +1, et la solution apparait naturellement.

 

J’avais fait la rencontre de « Par Odin ! » et de son créateur, Anthonin Boccara, il y a trois ans à Ludinord. Son prototype était déjà bien abouti, presque fini même, il ne manquait que la forme, qu’Oldchap a admirablement bien travaillée.

Le concept est simple, nous sommes des dieux du Valhalla et nous nous ennuyons. Nous avons qu’une distraction : les guerres humaines. Problème, c’est qu’il faut que les armées s’égalent pour qu’elles puissent recommencer à se battre.

Et voilà, un jeu de mathématiques et de logique, dans lequel le thème aide à digérer tout ça. On lance les dés, on y voit les héros (+3), les soldats (+1), les maudits (-1), on fait la somme des dés, on divise par deux, et pouf, deux camps de valeur égales.
Sauf que non. Il y a des variables. Les traitres (+1) annulent un héros de leur camp. Les mages ont pour valeur le nombre de dés non mages de leur camp. Et je ne parle pas des dés spéciaux, les animaux fantastiques, qui viennent doubler le pouvoir d’un dé ou inverser la valeur d’un autre.

En version casse-tête, le jeu se joue seul, avec un livret de défi bien écrit et qui nous introduit petit à petit aux nouvelles mécaniques. Et quand on a fini le livret, on se retrouve avec nos 9 dés à lancer, aux combinaisons infinies (et autrement plus ardues), à partager entre amis initiés.

Une démo jouable se trouve sur leur site : ici , je vous invite vivement à essayer.