Article 0
Sélectionner une page

Découverte – Micropolis

par | 11 Oct 18 | Découverte, Gazette | 0 commentaires

D’une manière générale, j’ai un faible pour les jeux de construction. J’entends par là tout ce qui demande de placer des tuiles les unes à côté des autres, que ce soit pour former un royaume, une région pleine de châteaux, ou des îles habitées par des écossais. Et ici, une fourmilière.


Alors certes, c’est un poil plus petit. Mais ça n’en reste pas moins épique, parce qu’on aura des soldats (très bien représenté, en figurine) et tout plein de galeries à agencer. Parce que les fourmis ça veut des fruits et qu’une reine ne peut pas être à côté d’une autre. Ce n’est pas quelque chose qui se fait dans le monde des “formicidae”.

Première remarque, le jeu est très joli et reste très lisible. On commence avec notre tuile fondation et 5 soldats. On prendra une tuile par tour, dans une ligne d’achat qui en contient 7, et plus elle est éloignée, plus on devra poser de soldats sur les tuiles précédentes. Quand on prend une tuile, on gagne également tous les soldats qu’il y a dessus, mécanique éprouvé et efficace. Comme on ne réapprovisionne la ligne une fois que tout le monde a joué, être premier a son importance, et c’est celui qui a la plus grosse armée.

 

Sur les tuiles, des morceaux de galeries dans lesquels différentes fourmis vont nous apporter différents bonus. Il y a les pondeuses, qui nous fournissent des soldats supplémentaires, des reines, qui font des points en fonction de la longueur de la galerie dans laquelle elle est placée (mais deux reines s’annulent), ou encore des sentinelles qui permettent de réorganiser nos casernes. Car oui, les soldats, outre de nous permettre d’acheter des tuiles et de déterminer le premier joueur, peuvent être répartis dans des casernes qui nous rapportent des points si elles sont remplies.

Tous les points sont calculés en fin de partie (nombre de fourmis, séries de fruits différents, reine) et deux bonus sont à gagner : la plus grande armée, et la galerie la plus habitée.

Le jeu tourne bien à deux (il se montre vraiment calculatoire) et très bien à 6 (plus d’opportunisme, forcément). Son point fort, c’est qu’il est abordable (à partir de 8 ans) et rapide puisque on ne dépasse pas la demi-heure, même à 6 joueurs.